Il n’existe pas à proprement parler de coordination internationale des mouvements pour la justice environnementale. Mais on trouve des instituts de recherche, des coopérations académiques transfrontières, ainsi que des réseaux d’action sur des sujets relevant de la justice environnementale.
Aperçu non exhaustif.

Le réseau mondial GAIA (Global Alliance for Incinerator Alternatives fédère des groupes ou organisations locales qui s’opposent aux incinérateurs. La Basel Action Network essaye de mettre fin aux flux de déchets dangereux tels que les DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques) depuis des pays à consommation de masse vers des pays du Sud. L’Alliance Mondiale des Récupérateurs de Déchets soutient le secteur du recyclage informel dans plus de 28 pays.

Le Forum Mondial des Populations de Pêcheurs (WFFP) et le Forum Mondial des Pêcheurs et des Travailleurs de la Pêche (WFF) œuvrent à faire cesser les injustices dans le secteur de la pêche (fermes de pisciculture intensive en Turquie ou au Chili ; projets de grands ports en Inde ; industries polluantes en Équateur...).

Au sein de l’Université autonome de Barcelone, Joan Martinez-Allier pilote un programme axé sur l’écologisme populaire. Y est notamment développé l’Atlas pour la justice environnementale (EJ Atlas, voir carte ci-dessous ; l’atlas : https://ejatlas.org/).

Le programme de recherche EnvJustice étudie le mouvement pour la justice environnementale à l’échelle internationale et y contribue. L’équipe en charge du programme EnvJustice est composée de Sofia Avila, Daniela del Bene, Federico Demaria, Irmak Ertör, Juan Liu, Joan Martinez-Alier, Sara Mingorria, Grettel Navas, Camila Rolando Mazzuca, Brototi Roy, Arnim Scheidel, Julie Snorek (Institut des Sciences Environnementales et des Technologies, Université Autonome de Barcelone) et Nick Meynen (Bureau Européen de l’Environnement).

Le bureau européen de l’environnement, fédérant autour de 140 associations de l’Union européenne œuvrant dans le domaine de la protection de l’environnement, s’intéresse désormais à la justice environnementale, principalement à travers l’accès à la justice (notamment en Europe de l’Est), de la protection des défenseur.se.s de l’environnement, et du racisme environnemental dont font l’objet les Rroms en Europe.

Les 20 combats EJ de 2020 : https://grist.org/justice/six-environmental-justice-developments-to-watch-in-2020/.